Estimer la valeur d’une entreprise est une étape clé de la transmission. Elle doit être réalisée avec soin, afin de pouvoir négocier par la suite le meilleur prix de vente. Nos conseils.
Estimer la valeur d’une entreprise, cela consiste à évaluer ses forces et ses faiblesses, les opportunités et les risques de son marché. De nombreux critères entrent en jeu et ne peuvent être appréhendés de façon isolée. Le marché, le secteur, les ventes et la rentabilité doivent tous être combinés avec une approche subtile et délicate.
Estimer la valeur d’une entreprise soi-même
Gardez à l’esprit que la valeur d’une entreprise n’est pas le prix de vente que vous en obtiendrez qu’à l’issue de longues négociations. Néanmoins, si ce travail est correctement réalisé, il constitue une base solide d’arguments pour tirer le meilleur profit de la vente de votre société.
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1. Calculez le bénéfice discrétionnaire du vendeur
Le bénéfice discrétionnaire est le point de départ pour estimer la valeur d’une entreprise. Il correspond à vos revenus hors taxes, avant les dépenses comme votre salaire et d’autres dépenses ponctuelles, comme :
- avantages en nature (billets d’avion pour les expats ou voiture de société)
- amortissement
- dépenses liées à des sorties professionnelles
- dons de bienfaisance
- dépenses personnelles
- voyage d’affaires s’il n’est pas essentiel à l’activité
- règlement d’un litige
- …
2. Multipliez par le multiplicateur propre à votre secteur
La valeur d’une entreprise est le bénéfice discrétionnaire multiplié par un coefficient compris généralement entre 1 et 4. Trouver le multiplicateur est tout l’enjeu donc de l’évaluation d’une entreprise. Il varie en fonction de :
- l’industrie
- les tendances et risques géographiques
- la taille de l’entreprise
- les actifs corporels et incorporels
- le risque du propriétaire
- et bien d’autres
Les principaux facteurs influençant ce coefficient multiplicateur sont généralement les risques liés au propriétaire et les perspectives du secteur. Aussi, si une société dépend largement de son dirigeant, elle est plus difficile à vendre. De même, si elle est situé sur un marché porteur, elle a plus de chances d’être transmise à bon prix.
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3. N’oubliez pas les actifs et les passifs
Dernière étape de l’évaluation de la valeur de votre business : ajoutez les actifs commerciaux et soustrayez les passifs. La plupart des ventes des petites entreprises prennent la forme juridique d’une «vente d’actifs», ce qui signifie que l’acheteur achète les actifs corporels et incorporels de l’entreprise.
- Les biens corporels: l’ensemble des biens matériels appartenant à l’entreprise et pour lesquels il est possible d’attribuer une valeur, soit le mobilier, l’immobilier, les créances, la trésorerie…
- Les biens incorporels : biens immatériels, non physiques mais qui participent à la valeur de l’entreprise, comme sa réputation, ses marques, ses brevets, etc.
Les passifs de l’entreprise feront baisser la valeur de l’entreprise. Il convient de tous les appréhender, pour ne pas être pris de court en phase de négociation. De nombreuses ventes ont été annulées par des vendeurs qui ne souhaitaient pas conserver leurs engagements envers l’entreprise. Ils englobent les dettes actuelles, les factures en souffrance, les délais de paiement, etc.
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